Monday, 8 September 2014

la RDC Ne jure que par l'alternance et la victoire de la Démocratie en 2016.

Mes très chers Compatriotes,

A la tête d’un pays potentiellement riche, Kabila n’est pas parvenu à améliorer les conditions de vie de ses concitoyens. Aujourd’hui, tous les indicateurs du bien-être humain, de la gouvernance et autres indiquent la RDC au zéro pointé. Alors qu’il a placé son mandat de 2006 sous le signe de mettre fin à la récréation, on constate que le grand festin des vautours bat son plein au sein de son entourage et de ses alliés internationaux qui ne cessent de s’enrichir considérablement.
Mais là haut, y a t-il encore vraiment un Chef d’Etat qui puisse être entendu, cru, suivi ?
Peut-on encore le supporter dans un pays qui a perdu confiance en son avenir ; dans un pays qui a pris conscience de ses blocages et réclame de l’action.
Je demande à cet homme de bien mesurer l’état moral et politique de la situation en RDC.
Libre au Président de choisir une porte de sortie, mais en toute hypothèse, il ne peut plus continuer son petit bonhomme de chemin comme si de rien n’était, comme si la désillusion du peuple Congolais n’était qu’anecdotique.
La persistance de plusieurs zones d’instabilité dans la partie Est de la RDC. Il faut également noter son manque de volonté politique de doter la RDC d’une armée républicaine et performante. Les conditions de vie des militaries Congolais en témoignent.
Désormais tout tient au fil de sa conscience. Qu'il regarde autour de lui: tout est écroulé. Il n'y a qu'un immense vide. Mais il peut encore rendre un service au pays et lui dire :" aidez moi, je me suis trompé". Et s'il a la moindre estime pour les Congolais et pour les pouvoirs qu'il a voler à ces Congolais, il peut encore sauver l'honneur perdu d'un quinquennat... du sien. Il n'y a pas d'illusion à se faire. Nous vivons un naufrage de la dignité de l'Etat, une crise des valeurs républicaines, qui ouvre grand les portes à toutes les dérives.
Quant à l’opposition, elle doit se préparer à toutes les options.
Vous connaissez mon diagnostic (diagnostic de presque tout congolais qui aime son Pays): La RDC Ne jure que par l'alternance et la victoire de la Démocratie en 2016 et a besoin d’un plan cohérant d'aménagement du territoire.
On ne relancera pas le pays en faisant un remake du passé ou en résumant l’avenir à des duels de personnes dit François Fillon. Si  tu fais ce que tu as toujours fait, tu obtiendras les résultats que tu as toujours obtenus. Einstein disait “ c’est de la folie de faire la même chose continuellement et de s’attendre à des résultats différents’’
Avec des milliers de Congolais au chômage, les faibles revenus des ménages, l’insatisfaction croissante des besoins sociaux de base, l’insalubrité des villes, les conditions de vie miséreuses dans les villages et une justice sociale inégalitaire ; c’est tout le social et le vécu quotidien du Congolais qui subit l’échec de la politique sociale de Kabila.
 Nous devons réformer notre marché d’emploi car il vaut mieux plus de souplesse que toujours plus de chômage.
La gouvernance effondrée de Kabila est aujourd’hui le facteur principal de la rupture du consensus démocratique et social. Il s’agit là du péché capital appelé « avarice » qui consiste en accumulation démesurée des richesses pour son plaisir personnel et non l’intérêt général.

Notre pays doit être la patrie des entrepreneurs, des investisseurs, des inventeurs et à cet égard, je préfère voir ceux qui créent de la richesse rester en RDC plutôt que de s’exiler ailleurs.
C’est d’ailleurs là tout le paradoxe : la RDC baigne dans les richesses de son Sous sol Mais hélas, les lèvres des Congolais sèchent. Au lieu de stigmatiser le capital, il faut le valoriser.
Si entre 2001 et 2006 Kabila, en réunifiant la RDC, est parvenu bien que mal  à réconcilier la nation, depuis qu’il a modifié le mode de scrutin électoral en 2011, il s’est tiré lui-même la balle sur le pied. Par l’instauration d’un scrutin présidentiel à tour unique, Kabila, préoccupé davantage par son pouvoir personnel que par la réconciliation de la société post-conflit qu’est la RDC a réimplanté les germes de la division du pays. En effet, l’élection d’un président à tour unique peut permettre à un candidat qui n’a pas obtenu la majorité absolue des urnes d’accéder quand même à la magistrature suprême. Les études ont démontré qu’un scrutin à tour unique dans un contexte des sociétés africaines à la fois post- conflit et dominées par le phénomène ethnique, présente l’inconvénient d’entraîner l’élection d’un président de la République par une minorité de ses composantes. C’est ce qui s’est déroulé en 2011, malgré les fraudes orchestrées par le Pasteur Mulunda pour relever le score électoral de Kabila élu dans certains coins à plus de 100 % du corps électoral (Mathématiques Congolaises). Les constitutionnalistes et politologues africanistes sont unanimes pour dire que ce mode de scrutin est vivement déconseillé car il est conflictogène, particulièrement dans un pays où le clivage ethnique et géopolitique Ouest-Est semble marqué. Comme on l’a vu en RDC, le passage en force dès le premier tour de Kabila a visiblement posé un problème de légitimité qui plombe son action politique actuelle malgré une certaine performance réalisée par Augustin Matata. Cela a engendré des frustrations que les concertations convoquées en septembre 2013 ne sont pas parvenues à apaiser. On le voit avec la difficulté que Kabila éprouve à mettre en place son fameux gouvernement de cohésion nationale, annoncée imminent depuis octobre 2013.
Chers Compatriotes, je suis navré de vous rappeler que tout ceci se vie dans Mon pays qui est doté d’une énsemblée Nationale.
J’affirme et j’assume le fait que notre économie a besoin de liberté dans les villes qui génèrent plus de recette comme Butembo, Lubumbashi et quelle Ville encore?
Il faut des réformes de structure, valoriser parallèlement les carrières des agents publics, repenser aux salarier, il faut réactualiser nos acquis sociaux…
C’est un immense travail qui exige beaucoup de courage, mais si on ne s’y attelle pas nous serons incapables de redresser la RDC car moins il y a de moyens pour financer la croissance plus le chômage s’étend.
Voilà le cercle vicieux qu’il faut rompre !
La révolution de la modernité, révision de la constitution, promulgation d'une nouvelle constitution... La politique clientéliste et ethno régionaliste de Kabila ne cesse de laisser jour après jour des masses congolaises sur le bord de la route. Etant conscient de cet échec, le gourou de la ferme de Kingakati où coule le champagne et le lait pour les honorables dignitaires du régime sait que pour se maintenir au pouvoir, il faut éviter de croiser le fer électoral avec le souverain primaire. Tous les stratagèmes sont désormais bons pour contourner le peuple via une sorte de centralisme démocratique à la soviétique. Une démocratie où les décisions prises à la ferme de Kingakati doivent s’appliquer via une parodie d’élections ou de référendum pour en donner un caractère démocratique.
Toutes ces mesures sont radicales, mais il faut savoir ce que l’on veut : le sursaut ou le déclin ?
Je ne pense pas qu’il y ait une époque dans l’histoire de mon pays ou l’Etat se manifestait au citoyen autrement que pour l'embêter.
J’ai rencontré des milliers de Congolais.
J’en suis sûr : ils sont prêts à prendre des risques.
Prêts à se rallier à un projet décapant, porté par des responsables intègres et décidés.
Prêts à se battre pour retrouver le chemin du Progrès de l'alternance et de la victoire de la Démocratie en 2016. Le Progrès ! C’est d’abord la fierté d’appartenir à une nation magnifique qui mérite d’être aimée, respectée, sublimée aussi.
«Les pays qui n'ont plus de légende sont condamnés à mourir de froid», écrivait La Tour du Pin.
Et François Fillon de dire ''Si nous perdons la foi en la France, si l’idée d’une certaine grandeur se dissipait, alors que restera-t-il ?''
Alors si le Congolais venait à perdre confiance à la RDC?
Ceux qui pensent que le Congolais est à bout de course ont tort; c’est notre système qui l’est, or, un système ça se change ! Et 2016? Je jure que ce système va changer.

Mes très Chers Compatriotes, Lorsqu’on exige dans les États en quête de stabilité politique qu’un pouvoir soit légitime, on demande que celui qui le détient ait un juste titre pour le détenir ; lorsqu’on invoque la légalité d’un pouvoir, on demande qu’il soit exercé justement, c’est-à-dire d’après les lois établies. Or dans un cas ou l’autre, le pouvoir actuel au Congo jouit de très peu de légitimité et est devenu champion d’illégalité en violant constamment ses propres dispositions constitutionnelles et légales. Pour un peuple, la légitimité du pouvoir d’une autorité est le fondement de son devoir d’obéissance à l’autorité alors que la légalité du pouvoir est la garantie principale de son droit de ne pas être opprimé. De la sorte, en présence d’un pouvoir déficitaire sur le plan de la légitimité, c’est la crise de confiance qui s’installe. Celle-ci est en général analysée comme le résultat de l’individualisme, du repli sur la sphère privée, de la césure du peuple et des élites accusées de renoncement. Le désenchantement vient de la perte de confiance dans la volonté en politique. Ainsi donc, l’absence de légitimité pousse le pouvoir à recourir à un mode de gouvernance répressif en faisant de la RDC un État de non droit, réputé pour ses fréquentes violations des droits fondamentaux humains. Ce qui creuse davantage la fracture sociale et le pacte républicain entre le pouvoir autocratique et ses gouvernés.

Ayons foi en nous : soyons des patriotes au cœur ardent et pas des petits nationalistes, célébrons nos inventeurs et nos industriels, encourageons ceux qui ont l’audace de créer leur entreprise, applaudissons ces enfants des cités qui décrochent les plus hauts diplômes, remercions ceux qui s’engagent pour des causes humanitaires, saluons nos soldats qui défendent notre liberté, regardons l’avenir et défions-le !
Le Progrès, c’est la conscience que l’Histoire n’est jamais écrite.
Le Progrès, c’est avoir en soi cette flamme de la vie qui nous porte à penser que l’invention, la création, la rupture sont des sources de rajeunissement permanent.
Une société qui calcule tous les risques, c’est une société qui n’avance plus.
Alors, repoussons ces réflexes de surprotection, de sur-réglementation qui laminent notre vitalité.
Donnons à notre société l’oxygène qu’elle réclame en donnant à nos entrepreneurs, chercheurs, travailleurs, familles le pouvoir de tenir leurs responsabilités.
Le Progrès, depuis l’origine des temps, c’est un combat intime à chacun d’entre nous : entre le courage et la démission, l’intérêt personnel et l’intérêt général
Tout ne dépend pas des lois, tout ne vient pas du sommet, et il n’y a pas d’homme providentiel car en République chaque citoyen est comptable de ses actes, mais aussi de son pays.
Monsieur le Président, vous seul pouvez maintenant sauver la situation: choisissez la carte du courage !
Les citoyens détestent l'injustice, singulièrement quand ils en sont victime. Si le gouvernement favorise un rebelle, le citoyen ne partage pas cette façon de faire du gouvernement. L'Etat en RDC est ce gouvernement faible et fantasque qui n'applique pas son autorité quand il le faudrait, qui brime les bons congolais, qui réserve aux mauvais congolais tels CNDP, M23... toute son indulgence et toute sa compréhension.
Dans la parabole du fils prodigue, celui ci n'est tolérable que si l'on sacrifie le veau gras une seule fois, pour fêter son retour définitif dans la famille, et surtout son retour aux bons sentiments. En RDC, l’Etat sacrifie d’importante sommes d’argent a des fils prodigues qui lui font le coup du repentir et retournent a leur crapulerie la dernière bouchée du festin avalée.
Le fils aine, qui a travaillé toute à élever des veaux et qui voit es efforts et son patrimoine ainsi gaspillés, finira par mépriser et haïr son gâteux de père, qui ne sait plus ou est le vrai ni le bien. Au fond, tout semblait bien quand les attributions de la conférence de Goma consistaient à mobiliser les forces vives des provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu autours des objectifs globaux de la conférence. Il s'agissait d'évaluer le préjudice subi sous ses différents aspects par les provinces du Nord et SUD Kivu, de proposer des mécanismes appropriés en vue du désarmement des groupes armés nationaux et étrangers de faire le diagnostic de la situation qui prévaut dans cette partie de la RDC en vue d aboutir à une compréhension commune des conséquences et causes de l'insécurité.
Depuis lors on peut se permettre de croire que le gouvernement congolais à intensifier les peurs, les méfiances réciproques, les suspicions, les frustrations et colères qui rendent la cohabitation difficile et à amener tous les acteurs de la vie politique, économique, militaire et sociale de l' Est à ne pas faire acte d engagement pour la paix, la sécurité et le développement de deux provinces du Kivu ; car jusqu’ou ira la complaisance de KINSHASA auprès des rebelles rwandophone qui troublent l' Est de la RDC ?
Il a été exigé à l’issue de la conférence de Goma; le démantèlement de tous les groupes armés et mouvements politico militaires nationaux et étrangers, soit par leur intégration dans les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, soit par leur enrôlement dans le Programme National de Désarmement Démobilisation et Réinsertion PNDDR pour les nationaux, soit enfin par leur rapatriement dans leurs Pays d'origine ; faisait partie des grandes décisions de la conférence de Goma. Curieusement Nous venons de perdre Mamadou NDALE et BAUMA, qui d'autre?
Il se pourrait que même les étrangers ont intégrés le rang des FARDC ?, une erreur qu'a commis le gouvernement et qu’il a certainement commis âpres les négociations aves les rebelles du M23, Pendant que l'opinion tant national qu'international tergiversent sur le déploiement des éléments de la force neutre pour traquer les rebelles qui enracines leur suprématie en l Est de la RDC.
Voilà, mes chers amis, les convictions que je voulais partager avec vous.
Notre pays vit des heures difficiles mais, paradoxalement, je sens que la RDC peut se révéler d’une très grande audace.
Bien sûr les obstacles sont là, mais les enjeux sont de plus en plus clairs : les histoires du Gouvernement sont périmées ; la nation doit être rassemblée et modernisée de façon puissante.
La bonne nouvelle pour les leaders qui prennent des initiatives est qu’ils créent, bouleversent le statu quo et réalisent quelque chose.
Cependant, la mauvaise nouvelle est qu’ils commettent des erreurs. Mais à ce titre comme le reconnaissait le fondateur de IBM, « le chemin de la réussite passe par doubler ton taux d’échec ». Bien que les leaders effectifs qui prennent des initiatives commettent des erreurs, ils n’en sont pas affectés.
Dans son ouvrage : Congo, la mascarade de l’aide au développement, le chercheur
Belge Théodore Trefon constate qu’il y a une certaine reprise macroéconomique depuis
L’accession de Joseph Kabila au pouvoir en 2001 et depuis la fin de la guerre. Mais l’augmentation de la production du chiffre d’affaires n’a pas donné lieu à une distribution socialement équitable. (pp.61-62) (…) Le climat des affaires est peu attrayant. (p.63)… La plupart des activités économiques en RDC se produisent en dehors de l’économie officielle (p.64). Il ne fait aucun doute que l’octroi du statut de point d’achèvement du Congo était beaucoup plus fondé sur des considérations politiques que des résultats macroéconomiques. Il y avait une motivation politique pour stabiliser Kabila (candidat du blanc) en vue des élections présidentielles de 2011… Les clichés sur la corruption du Zaïre sous Mobutu sont encore d’actualité. »(p.146). La corruption est monnaie courante dans les transactions commerciales publiques et privées, en dépit de la législation. La corruption et la prédation vont de pair et constituent l’un des points communs de l’histoire du Congo de Léopold II, à Joseph Kabila.(p.149). Le triple péché politique de la corruption, de la prédation et du patrimonialisme est mis à nu par un accord troublant négocié entre le Congo et deux compagnies britanniques (SOCO International et Dominion Petroleum)… (p.49). En bref, ce que le professeur Trefond qualifie de « changement sans amélioration » et de conclure : « Malgré les arguments convaincants de la légendaire joie de vivre congolaise, la pauvreté est vraiment omniprésente. » (p.178). Ainsi, avec « la désinformation et la propagande comme éléments clés de la mascarade et de la culture politique congolaise, Lambert Mende, ministres des médias et de la Communication, est le tsar de la dés information de Joseph Kabila. Son rôle est de donner l’impression, dans le pays et à l’étranger, que tout va bien au Congo, grâce à la détermination et à la bonne gouvernance du président Joseph Kabila. » (p.140). « Cultiver la confusion et l’incompréhension, reformuler des explications officielles avec des mises à jour et envoyer des messages contradictoires sont des tendances clairement identifiables dans la politique de communication congolaise. »(p.141).
Le désordre politique clientéliste trouve généralement son écho dans le secteur financier et économique. En clonant le style et les méthodes de gouvernance de Mobutu, le régime Kabila reconstruit au Congo un nouveau système patrimonial de type autocratique et féodal qui n’a absolument plus besoin du Peuple congolais pour fonder son pouvoir mais bien du fusil pour le mâter et l’embastiller. C’est le péché capital de la ‘’ colère’’ qui s’exprime par la répression, la violence politique et les meurtres caractéristiques de son régime. Le pouvoir de Kabila, qui n’a que faire des Congolais, est également fondé sur l’exploitation illicite des minerais, du pétrole et sur des business sales en ouvrant les frontières congolaises grandement à qui veut venir s’y servir et piller tant qu’il contribue à renforcer son régime répressif et non à nourrir le peuple Congolais. Le Congolais qui n’est pas heureux en RDC n’a qu’à s’en aller. Il y aura bien des rwandais et autres qui viendront manger grassement dans leur assiette. Le délestage alimentaire est d’ailleurs une réalité quotidienne au Congo où l’on mange en alternance un jour sur deux dans plusieurs ménages.
Alors Mes très Chers Compatriote, sans trembler, je vous demande une mobilisation sans faille, je vous demande de rassembler vos forces, je vous demande d’être à l’avant garde pour dire aux Congolais que notre pays doit se dépasser et qu’il peut se relever, et dire surtout que la RDC Ne jure que par l'alternance et la victoire de la Démocratie en 2016 et a besoin d’un plan cohérant d'aménagement du territoire. Vous serez ainsi au service d’un idéal qui dépasse chacun d’entre nous.

 Cet ideal s’appelle tout simplement l'Etat Congolais.




No comments:

Post a Comment